En guerreS

"Le souvenir est l'espérance renversée. On regarde le fond du puits comme on a regardé le sommet de la tour." (Gustave Flaubert)


N'ayons donc pas peur de regarder le passé pour mieux agir sur notre avenir, particulièrement en cette période difficile de guerre.


N'ayons donc pas peur non plus de regarder la réalité d'aujourd'hui : qu'on le veuille ou non, notre pays est en guerres ... Oui, en guerres avec un S.


L'Union Européenne

La France assure actuellement la présidence tournante de l'Union Européenne et c'est à son président d'en être le représentant ...


Après maintes crises intérieures et formes de guerres citoyennes, Emmanuel Macron doit être aujourd'hui chef de guerre à l'extérieur.


Cette guerre - même si on a tous voulu fermer les yeux - était prévisible et Valérie Pécresse a raison de dire combien les Américains, bien informés, nous ont alertés sur son imminence il y a de cela un mois. Il a fallu un premier tank pour qu'on comprenne qu'ils avaient raison ...


Il ne sert en tous cas à rien de revenir en arrière : les faits sont là. Comme dans un mauvais film, un dictateur se voit pousser des ailes à étendre sur l'ensemble de l'Europe. Certes, Vladimir n'a pas de moustache mais son comportement d'homme est tout de même à rapprocher de celui d'Adolf. Qui reste tiède face à cette évidence est et sera jugé coupable.


Emmanuel Macron a cependant raison de commencer par dire que "ce que nous essayons de faire en Européens, c'est de stopper cette guerre sans faire la guerre." Et ça, ce n'est pas être tiède. C'est être responsable.


Personne n'a d'ailleurs véritablement attaqué le président de la République lors de son "audition" sur LCI hier soir. Et c'est tant mieux.


La situation est trop grave pour mélanger les genres ... Et pourtant ...


La France

Elle doit élire son président de la République d'ici 3 semaines ... et, outre l'arrogance bien connue de l'actuel locataire de l'Elysée qui lui fait enjamber toutes les étapes habituelles d'une campagne électorale, "la tête est ailleurs".


Conséquemment, le supposé désintérêt affiché par l'abstention des Français pour la chose publique est accentué.


Marine Le Pen - sans doute à force de regarder et vivre avec les siens - fait le chat. Elle miaule et elle attend pour bondir sur sa proie au tout dernier moment.


Attention : le pari d'Emmanuel Macron qui a tout fait pour avoir comme adversaire de second tour Marine Le Pen en imaginant pouvoir l'emporter haut la main s'avère très dangereux.


Selon le sondage quotidien qu'on nous relaie chaque soir à partir de la réponse de 500 citoyens français, Emmanuel Macron et l'extrême droite sont à égalité avec 31 % (respectivement 16,0 %, 13,5 % et 1,5 % pour MLP, EZ et NDA).


Mon inquiétude est grande devant le dénigrement constant, machiste et injustifié du président élu de la 2è plus grande région d'Europe, Valérie Pécresse. Elle n'est d'évidence pas plus charismatique que le président de la Commission Européenne Ursula Von der Leyen. Mais demande-t-on à un dirigeant d'être prioritairement séduisant ou prioritairement sérieux ?


Amener Marie Le Pen au 2è tour de la présidentielle,

c'est prendre le risque que la France soit gérée en période de guerre

par des sympathisants d'un dictateur.


C'est pourquoi je milite ardemment pour que Valérie Pécresse soit le candidat alternatif à Emmanuel Macron au 2è tour.

Tous deux sont Hommes de raison. Leurs caractères les oppose mais leurs capacités à gérer un pays sont prouvées (la gestion de l'Ile de France peut être comparée par exemple à celle des Pays-Bas). Tous deux sont des personnalités suffisamment fortes pour minimiser les risques encourus par notre pays en période de guerre qu'elle soit économique ou militaire.


Le choix de l'un ou de l'autre ne fait courir aucun risque à notre nation et laisse la liberté à tous les électeurs de voter en leur âme et conscience sans la contrainte de vouloir éviter le pire ou de refuser racisme et ostracisme.


"Nous avons plus que jamais besoin d'un débat démocratique car la situation est lourde ... Ma crainte, c'est le jour d'après, lorsque nous devrons ensemble faire face à ces difficultés que nous pressentons" affirme aujourd'hui François Sauvadet, président de l'Association des Départements de France.


Je partage totalement cette analyse.


Et, les sondages assurant une large avance au candidat président, j'insiste sur le fait que voter Pécresse au 1er tour ne mettra pas en danger Emmanuel Macron mais évitera tout danger pour la France.


Je ne sais pas encore pour qui je voterai au second tour. Une chose est sûre : pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, je ne voterai pas contre Emmanuel Macron au 1er tour ; je voterai pour Valérie Pécresse au 1er tour et aurait ainsi la certitude d'avoir éviter le pire à notre nation.





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