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Un choix binaire avec alternative "danger" n'est pas un choix

"La mélancolie n'est que de la ferveur retombée" (André Gide)


Le climat de cette période électorale - conditions dramatiques liées au terrorisme russe exclues - est particulièrement sévère. C'est un point qui fait l'unanimité de tous les candidats à l'exception bien évidemment d'un seul, le président de la République.


En préambule, je reconnais l'excellence de l'homme, son intelligence extrême, la vivacité qui en découle, sa sympathie ... Bref, j'ai déjà voté pour lui en 2014 et peux encore voter pour lui en 2020.


Mais admiration ne veut pas dire soumission.


Car le comportement de l'homme lui-même pose problème à notre démocratie et engage dramatiquement l'avenir.


Photo empruntée sur le site Patati Patata

Séduire

Son sentiment d'invulnérabilité, le mépris pour les autres qui en découle est un danger pour notre nation. Lors de la campagne présidentielle précédente, au fur et à mesure d'un spectacle qui est devenu culte, sa parole devenue égosillement m'a définitivement alertée sur sa dangerosité : Emmanuel Macron est un gourou.


Son pouvoir de séduction est tel qu'il attire à lui l'élite de notre société, des femmes et des hommes de tous bords, de gauche comme de droite, et notamment des personnalités issus du monde politique lassés de devoir s'adapter à des électeurs qui n'ont pas tous leur niveau intellectuel. Le meilleur exemple en est pour moi Eric Woerth qui a rallié le candidat Emmanuel Macron avec dans sa poche le programme présidentiel de Valérie Pécresse qui, elle, s'oblige en tant que candidate à s'adapter à l'ensemble de la société française.


Mais n'est pas de Gaulle qui veut ... Le gaullisme est basé sur une véritable philosophie universelle : les richesses produites par la société doivent permettre à tous les citoyens de vivre dignement.


Que restera-t-il du mouvement en marche quand son maître se sera retiré de la politique pour voler vers d'autres horizons à partir de 2028 ?


Valérie Pécresse le martèle : des dettes.

Image extraite d'un article de "La Nouvelle République"

Offrir

Le candidat Emmanuel Macron a choisi sa stratégie pour gagner l'élection présidentielle à venir : faire plaisir à tout le monde quoi qu'il en coûte.


N'avouant sa candidature qui ne faisait cependant aucun doute au tout dernier moment sous tous prétextes bons ou mauvais, il a eu tout loisir à analyser les programmes de chacun de ses compétiteurs, les réactions citoyennes qui les accompagnaient pour ensuite les améliorer afin de les faire siens. Cela est particulièrement vrai avec le programme LR que lui a offert sur un plateau le brillant Eric Woerth.


Alors, quoi de plus simple pour le candidat président que d'annoncer la mise en place de mesures portées par ses compétiteurs avant même la date de l'élection ? Quoi de plus simple de tout promettre "quoiqu'il en coûte" au prétexte d'une situation internationale dramatiquement anxiogène et altérant le pouvoir d'achat des peuples ?


Il n'est pas de jour où un nombre impressionnant de mesures de tous ordres soient annoncées par le gouvernement et des ministres allant sur le terrain chaque jour faire la campagne du candidat président "aux frais de la princesse" ! La dernière en date est une (fausse) promesse d'autonomie pour la Corse !


Récolter

Hélas, si bien évidemment la récolte est bonne en sondages, elle sera terrible pour notre démocratie.


Laisser croire aux Français que l'élection est déjà gagnée par le président sans qu'il ne fasse véritablement campagne, c'est encourager l'abstention.


Avoir manipulé pour écraser tous les candidats susceptibles d'être qualifiés au second tour pour avoir face à lui seulement l'extrême droit, c'est mettre la nation en danger.


2022 n'est pas 2002 où 1 seul candidat d'extrême droite - Jean-Marie Le Pen - était candidat, 2022 n'est pas 2017 où 1 autre seul candidat d'extrême droite - Marine Le Pen s'était substituée à son père. Le Mouvement National - doublé sur sa droite ! - ne fait plus peur et Marine Le Pen a appris de ses erreurs pour devenir une candidate potentiellement élective.


A ce jour, l'addition des voix de tous les candidats d'extrême droite au premier tour est identique à celle du président sortant, preuve d'un réel basculement "à droite toutes" de notre société.


Et au lieu de laisser la droite républicaine s'exprimer au risque de la voir prendre le pouvoir que la société réclame, le candidat président s'organise pour éliminer sa représentation.


Le président du Sénat a raison de s'inquiéter des résultats de la prochaine élection et de se poser des questions sur la légitimité d'un résultat faussé par le comportement du candidat président et de son entourage :

  • s'il est élu, il ne représentera pas la société française dans son fonds ;

  • s'il est battu, notre pays sera gouverné par des adeptes d'un terroriste russe qui a mis le monde en danger.

Choisir

Pour pouvoir choisir, il faut avoir le choix.


Un choix binaire où une alternative est synonyme de grand danger n'est pas un choix.


Comme bien des Français, je refuse de me le laisser imposer par les circonstances.


Comme bien des Français, j'encourage à aller voter, seul véritable droit pour assurer notre liberté, l'équité dans notre société, la solidarité citoyenne et la laïcité qui permet de partager ces valeurs précitées communes.


Je ne refuse pas de voter pour Emmanuel Macron mais je refuse que ce choix me soit imposé.


C'est la raison pour laquelle j'encourage à voter au 1er tour :

  • contre l'abstention pour rendre le vote légitime quelqu'il soit ;

  • pour Valérie Pécresse, candidate de la droite et de centristes, alternative raisonnable à Emmanuel Macron.

Le 10 avril, votez !

Le 10 avril, votez pragmatisme plutôt qu'idéologisme.

Le 10 avril, faites un premier choix de raison.

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